My first Tunisian Crochet pattern on Ravelry

Ca y est, j’ai accompli la mission que je m’étais fixée pour 2017. 

J’ai enfin publié un patron au crochet tunisien sur Ravelry.

Il est disponible en anglais pour le moment. Une version française suivra sans doute.

Un grand merci aux testeuses qui ont accepté de m’aider dans cette démarche. Et aussi (et surtout) à mon amie Rachel pour son soutien, ses encouragements et ses conseils…

 

 

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Dimanche sous la neige

Et voilà, nous sommes bel et bien en hiver. Et lorsque le temps est froid et que la neige tombe doucement dehors, j’ai mes petites habitudes : d’abord, je fais une brioche. Ensuite, je me mets devant le poële à bois avec un thé. Les enfants regardent un film et je sors mon crochet. Non pas que j’aie besoin de cette excuse. Mais cela fait partie des choses que j’ai encore plus envie de faire par ce temps.

C’est comme cela que j’ai commencé le châle de Christina Adorjan : encore du crochet tunisien, oui. Schmetterwurm a un construction un peu particulière à base de rangs raccourcis. En gros, c’est le même principe qu’au tricot. J’ai donc choisi de travailler de la Merinos 400 de chez Lang et un fil que j’ai filé et que j’avais déjà utilisé pour Entre les lignes, de Rachel Henri.

Les explications sont simples mais requièrent pas mal d’observation, car un peu succinctes par certains côtés. J’arrive néanmoins à en suivre les indications.

Les photos suivront bientôt.

Je suis également en train de tester un patron pour Rachel :

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Test for Rachel

Pour le reste, j’ai terminé mon Bluetail (patron de Lena Fedotova), le Honeymeade d’Aoibhe Ni et mon super Winter Nocture de MsWeaver.

Et toi, tu as fait quoi depuis le mois de décembre ?

Un petit tour chez Les Tricoteurs Volants à Paris

Enrico est le copain d’une amie. On ne s’était jamais rencontrés mais je le suivais sur Facebook et j’ai liké la page de sa boutique, sur les conseils de notre copine commune. Et puis ce weekend, nous avons décidé de le passer à Paris.

Il était bien entendu impératif que j’aille voir cette boutique de plus près. J’ai averti Enrico de mon passage et donc samedi, je suis allée 22, rue de la Fidélité.

La boutique est mignonne : deux vitrines vous montrent des écheveaux, des aiguilles, des crochets (KnitPro et Addi sont en bonne place!) qui promettent la découverte de merveilles.

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Et en effet, je n’ai pas été déçue. L’intérieur est petit, mais chaleureux : et surtout, on y trouve plein de choses.

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Mon attention s’est particulièrement portée sur les laines Ullcentrum, Triskelion et John Arbon.

Enrico m’explique ses choix: chez Ullcentrum, on fabrique de la laine scandinave, qui « gratouille » au premier abord, mais qui se bonifie et s’adoucit avec l’âge, au fil des lavages et qui sera toujours là, chaude et agréable à porter, dans trente ans.

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Du côté des anglais Triskellion et John Arbon, outre la qualité de laine (soie, alapaga, etc), c’est la manière de fabriquer qui est mise en avant, avec un souci du circuit de production court, à petite échelle.

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Ce qui m’a frappé dans ces fils, d’abord, ce sont les couleurs ! Autant chez les scandinaves que chez les anglais. Elles sont absolument à tomber ! Ensuite, j’ai été ravie de découvrir des fils que je ne connaissais pas du tout.

Avec l’âge (si, si !) et l’expérience, j’ai totalement changé ma manière d’acheter la laine. Et aujourd’hui, je me concentre sur des fibres animales, essentiellement, non coupées (à l’acrylique et autre viscose).

Je suis donc repartie, après avoir papoté avec Enrico et Camille, bu un café, m’être fait une nouvelle copine fan de vikings et  surtout, avec des trésors: un écheveau de Emrys Lace de chez Triskellion (d’un gris absolument divin qui rappelle les ciels d’orage), deux écheveaux de 2-3 ply de chez John Arbon Textiles (coloris Clementine) et un superbe sac en tissu, d’une belle couleur violette, aux armoiries des Tricoteurs Volants !

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Si vous passez à Paris, vraiment, c’est une adresse à ne pas manquer ! Vous serez bien reçu(e)s, bien conseillé(e)s – pendant le temps où je suis restée, j’ai compté le passage de 9 personnes pour du ruban gros grain, des idées de snood et de bonnet, de l’achat de laine, etc… – et vous trouverez des choses absolument incroyables ! Et si vous habitez Paris et que vous souhaitez vous mettre au tricot, Enrico propose des cours : alors n’hésitez surtout pas !

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Mes crochets et moi : de l’importance d’avoir les bons outils.

Lorsque j’ai commencé à apprendre le crochet, je n’avais qu’un outil. Ma grand-mère m’avait donné l’un des siens, que je gardais religieusement dans un petit sac, avec mes bouts de laine et mes petits travaux (mes poupées étaient les mieux habillées du quartier !).

Quand j’ai décidé de m’y remettre en 2013, j’ai récupéré le matériel à travaux d’aiguilles de ma grand-mère. C’était une ancienne boîte à biscuits en fer, que Mamie avait recouvert d’une sorte de venilia avec des motifs sur fond orangé.

En farfouillant, j’ai réussi à trouvé toutes les tailles de crochets imaginables et un petit nécessaire à aiguilles pour rentrer les fils. La première fois que je les ai utilisé, j’ai beaucoup pensé à elle. Cela me faisait plaisir de prendre le relai.

Et puis je suis rentrée dans le truc. Et au fur et à mesure que ma pratique a augmenté, j’ai commencé à avoir très mal au poignet, au point de ne plus pouvoir, le soir, continuer l’ouvrage en cours.

En lisant un article sur la position des doigts et la manière de crocheter, je me suis rendue compte qu’il existait d’autres sortes de crochets, beaucoup plus ergonomiques. Et ce Noël-là, j’ai reçu cette superbe pochette, qui a véritablement changé ma vie :

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Il s’agit du kit KnitPro Waves. Depuis, plus de souci de douleurs. Ils sont colorés, extrêmement confortables, agréables au toucher et je me suis sentie très à l’aise avec la pointe dès la première prise en main. J’ai eu l’occasion d’en essayer d’autres, comme les Clover, qui ne me conviennent pas du tout.

D’un point de vue rapport qualité prix, je crois qu’on ne peut pas faire mieux : 9 crochets, allant du 2 au 6, pour moins de 30€.

Depuis, je ne travaille plus qu’avec eux.

Quels sont vos préférés ?

 

 

 

Mais que va-t-il donc se passer le 7 novembre prochain…?

Et bien je n’en sais rien ! 🙂 Oui, je sais que c’est bizarre de commencer un post comme ça.

Le week-end dernier, lors de notre passage à Felletin lors des Journées de la Laine, Rachel et moi avons rencontré Annette Petavy.

J’ai été surprise par sa gentillesse, son sens de l’humour et sa grande accessibilité. Une rencontre très joyeuse et une discussion animée autour du crochet, de la laine lace et du crochet tunisien.

Au moment de partir, elle nous a tendu un flyer en disant : « Attention ! Il se passe quelque chose le 7 novembre ! A ne pas manquer ! »

Alors si toi aussi, tu veux avoir plus d’infos, je te conseille de cliquer sur ce lien vite, vite, parce que ça pourrait bien t’intéresser aussi !

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Ma philosophie du Crochet et autres considérations…

14291793_10153942655241342_8659652358014614336_nSouvent, lorsque je dis que je crochète, on me regarde d’un air moqueur ou dubitatif, car je crois que le crochet est la plupart du temps associé, dans la tête de beaucoup, avec les napperons de nos grand-mères, les couvertures en carrés granny et autres réalisations des années 70, avec leur combinaisons de couleurs criardes et mal assorties.

Pour preuve, il circule pas mal d’images sur Internet, qui piquent les yeux, qui nous font sourire ou rire, et qui suscitent beaucoup de commentaires ou de conversations assez drôles.

Voilà ce que je n’aime pas! (enfin j’aime bien rire quand même, hein?!)

En France, le crochet semble être tombé en disgrâce, coincé pendant quelques décennies dans une bulle spacio-temporelle quelque part entre le radio cassette et la bouteille de Tang (oui, c’est ma génération!).

La mode est passée… le tricot semble avoir résisté à la désuétude, certainement grâce à des entreprises comme Phildar, qui a mis un point d’honneur à faire appel à des designeurs pour éditer des magazines aux modèles qui ont évolués avec leur temps et la mode pour mettre en avant leurs fils à tricoter.

Pour le crochet, en revanche, ça a été beaucoup plus dur: au début des années 2000, je me souviens avoir voulu m’y remettre. Je m’étais donc dégôtée un catalogue Phildar, mais, comment te dire…? D’abord, tous les modèles étaient exécutés en coton (je préfère la laine…) … et je les ai trouvés vieillots!

Ca ne me correspondait vraiment pas! Du coup, j’ai abandonné l’idée, j’ai essayé le tricot, mais bon, tu l’as compris, ce n’est pas mon truc… alors, lorsque j’ai décidé de vraiment m’y remettre, il y a 3 ans, je me suis tournée vers Internet.

Or aux Etats-Unis, je crois qu’on ne s’est jamais arrêté de crocheter… Et du coup, la technique a évolué avec ses crocheteuses. Ce qui a permis une  ouverture sur l’exploration d’autres textures, d’autres matières, d’autres techniques et là, j’ai pu trouver chaussure à mon pied.

Avec la découverte de Ravelry, un univers infini s’est présenté à moi… on y trouve de tout. Des choses « typiquement crochet », mais aussi de petits trésors, car je ne semble pas être la seule à vouloir crocheter des choses du 21e siècle! 🙂

J’y ai trouvé les travaux de Linda Perman, qui explore la construction de pulls et de vestes en topdown ou le crochet en relief; le crochet Tunisien, et son merveilleux rendu semblable à du tissage, grâce à Aoibhe Ni; et plus récemment, le travail de Yuliya Tkacheva, aka Ms Weaver, avec ses créations en mailles coulées et ses superbes réalisations au crochet Tunisien, celles de Lena Fedotova, qui co-anime avec Yuliya le groupe et le site Cup of Stitches. Et plus récemment, le superbe travail de mon amie Rachel Henri, que j’ai eu l’immense joie de rencontrer en vrai grâce à ce site. 🙂

Le crochet est vraiment une belle technique, facile à apprendre. Alors si tu n’es pas convaincue, va faire un tour sur le net… il y a plein de vidéos sur Youtube qui te permettront de démarrer. Ou mieux encore, trouve un Café Tricot / Crochet Thé, près de chez toi, et demande qu’on te montre: une fois que tu y auras goûté, tu ne pourras plus revenir en arrière! 🙂

Petite madeleine d’enfance…

14022339_10153865243541342_4511593095667569554_nLes après-midis chauds de ma petite enfance, à la maison de campagne, où mon grand-père allumait religieusement tous les jours à la même heure le vieux poste de radio des années 50 qu’il avait retapé lui-même.

Le courant d’air qui rentrait par la porte de la cuisine, devant laquelle pendouillaient inexorablement les lames de plastiques multicolores du rideaux pare-soleil, et l’image du pichet d’eau « Paul Ricard » et son ombre intermittente.

Les commentaires enflammés de Zitrone ou d’un autre dont il fallait respecter les échos en silence, ou du moins en ne faisant pas trop de bruit pendant le goûter (avec des « portions » au chocolat ou ou fromage… et un sirop de citron).

Le doux frottement des aiguilles à tricoter de ma grand-mère comme des coups de pédales rapides et discrets, et qui ne s’arrêtait qu’à la fin de l’étape, lui aussi.

Et le résumé du tour, le soir, sur l’écran noir et blanc placé sur le buffet, et sur lequel on devait deviner la couleur des maillots des coureurs.

Là où tout a commencé…

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Image source: www.quickmeme.com

« Mamie, tu m’apprends à crocheter ? »… et voilà, le mal était fait ! 🙂

Je devais avoir 9 ou 10 ans, je ne sais plus.

Ma petite mamie chérie était une fée des aiguilles: elle tricotait, elle cousait et elle crochetait.

Et du coup, elle m’a montré un peu tout ça. A sa manière (pas toujours très orthodoxe ! :-)). Mais le plus important, c’est qu’elle m’a transmis son goût pour la création de « bidouilles-avec-mes-doigts ».

Le tricot ? Ca n’a jamais pris avec moi: je sais faire les trucs de base, mais je trouve ça long, fastidieux. Je ne suis pas régulière avec mes mailles. Je ne sais pas compter les rangs. Je tricote, je détricote, je re-tricote, je re-détricote et je finis par ranger.

La couture ? En ce moment un peu en stand-by. Mais j’aime bien. Je fais des choses simples et ça me suffit. Essentiellement en habillement pour moi et mes enfants: E & N.

Le crochet ? A 15 ans, je me faisais des bonnets et des sacs. Ensuite, j’ai laissé tombé, trop occupée à vivre ma vie d’étudiante. C’est revenu de temps en temps… jusqu’au jour au récemment…
« Maman, tu m’apprends à crocheter? »… et voilà, le mal était re-fait! 🙂